21 mai 2017

"Je Suis Celui Qui Suit" de Cédric Gorré





Note: 7/10

Nombre de pages: 274p.

éditions: Editions Vents Salés


4ème de couverture:



Carl Stemsein hante la maison de campagne de ses défunts grands-parents. Suspecté d'avoir massacré sa femme et sa fille, il s'est fait avaler par l'alcool, les drogues et les médicaments. Bien qu'innocenté par la justice, sa raison est chaque jour mise à l'épreuve, entre un cauchemar récurrent qui lui fait revivre les meurtres, et ses crises de somnambulisme durant lesquelles il peint ce qui semble être des souvenirs refoulés.
Quel évènement a brisé sa mémoire à ce point? Quel drame s'est déroulé en Asie, dix ans plus tôt? D'où vient cette phrase, Je suis celui qui suit, qu'il aurait tracée avec le sang de ses femmes, après leur avoir tranché les membres et les avoir recousus à l'envers?
Il a pourtant une certitude: il se trouvait dans une autre pièce, les mains clouées au sol, quelques minutes avant de découvrir les corps...





Mon avis:



Un grand merci à l'auteur, Cédric Gorré, de m'avoir fait découvrir son roman! Et merci également pour le petit mot, ça me fait toujours chaud au cœur de recevoir une dédicace à mon intention quand j'ouvre le livre.

J'ai été très attirée par le résumé de ce roman. Cela fait très longtemps que je n'ai pas lu un livre de ce genre, un bon thriller sombre un peu glauque qui nous plonge dans les tréfonds de l'âme noircie d'un personnage en apparence fou, complètement anéanti .

La plume de l'auteur est incisive, elle nous transperce, Cédric Gorré a su poser une ambiance dérangeante et angoissante qui m'a tenue en haleine jusqu'à la fin et me faisant passée par tout un tas de sentiments différents: la tristesse, la peur, le dégoût...

Concernant le personnage principal sur qui toute l'histoire repose: Carl. C'est un personnage qui m'a intrigué, et qui m'a touché, par sa personnalité complexe et par tout ce qu'il a vécu et qu'il vit encore à cause du meurtre de sa femme et de sa fille. Son esprit est dérangé, très dérangé... il fait des cauchemars, il peint des tableaux assez morbides pendant son somnambulisme, voit des fantômes et ne vit qu'à travers l'alcool, les clopes et la petite voix qui vit dans sa tête.
C'est un homme qui sombre dans le désespoir, ne sachant différencier le vrai du faux, le cauchemar de la réalité, au point que moi même je m'y perde un peu...

Carl est envoyé dans sa maison d'enfance, loin de tout, par le docteur Hartmann qui le suit de très près dans sa reconstruction et dans sa resocialisation. Histoire qu'il se vide un peu la tête, qu'il se repose, mais sa mémoire se rallume petit à petit et ses souvenirs si bien refoulés jusqu'à présent refont surfaces... des souvenirs d'une horreur sans pareil, qui donnent lieu à des passages effrayants voir gores, qui font qu'on ne peut pas ressortir complètement indemne de cette histoire!

Je me suis demandée ce qui avait bien pu se passer pour que Carl en arrive à se point à s'autodétruire.... et tout devient clair au fil du roman, s’accélérant dans les dernières pages pour finir avec un sentiment d'incompréhension et d'envie d'en savoir plus! Ce roman est un premier tome, qu'il me tarde de continuer pour avoir, enfin, les clés de cette étrange (et non moins horrible) énigme.

Lorsque j'ai refermé le livre, le doute s'est emparé de moi. Carl est-il vraiment fou? peut-être pas autant qu'on a pu le penser tout au long de l'histoire et toutes mes théories et mes convictions sont remises en cause avec cette fin incroyable!

Il est clair que j'ai adoré ma lecture, tant pour son personnage principal émouvant, que j'aimerais voir évoluer (ou sombrer) dans les prochains tomes, j'ai beaucoup aimé m'immiscer dans son esprit, dans ses souvenirs, dans sa descente aux enfers...
Ainsi que pour l'ambiance un peu surnaturelle et très noire que l'auteur a su imposer dans son roman et qui ne m'a pas laissée indifférente. On voit que l'auteur maîtrise l'art du thriller et j'ai vraiment hâte de lire la suite de cette dérangeante histoire...



2 commentaires:

  1. J'adoooooore ! Ça me fait penser à Shutter Island, dans le même délire, folie tout ça...

    RépondreSupprimer