Dernières chroniques publiées   


  
                                                               
      



            

          

Affichage des articles dont le libellé est sociologie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sociologie. Afficher tous les articles

5 janv. 2019

[Chronique] "Le bonheur au bout de chemin" de Christelle Magnan



Résumé du livre


Booneville, ancienne ville minière du Kentucky, est rongée par la violence et la pauvreté.

Une mère et ses deux filles tentent d'y survivre à force de volonté, de courage et en utilisant... certains de leurs charmes.
Il y a Amber la rebelle, prête à séduire les hommes par tous les moyens pour satisfaire une ambition démesurée.
Il y a Jenny la généreuse, prête à tout pardonner pour que sa famille soit enfin unie.
Il y a Rita la paumée, prête à supporter l'insupportable pour vivre enfin le grand amour. 
Elles vont connaître les épreuves les plus douloureuses comme les plus exaltantes.
Et grâce à l'amour, le bonheur sera peut-être au bout du chemin...


Mon avis


Merci beaucoup à Marika Daures, agent littéraire indépendante, d'avoir pris contact avec moi et un tout grand merci à l'autrice, Christelle Magnan, pour l'envoi de son roman.

Rita, Jenny, Amber, une femme, deux filles qui tentent, comme elles peuvent, de survivre dans une ville du Kentucky, autrefois prospère, maintenant dirigée par les gangs et la mafia, déchirée entre la pauvreté, la drogue, le proxénétisme et la violence quotidienne.

Un roman de vie, sur fond de dénonciation sociale. Un roman terriblement bouleversant de par la réalité qu'il dépeint et ses personnages forts, emplis d'espoir, malgré les difficultés.

J'ai adoré ce livre. Les trois personnages principaux sont toutes, à leur manière, très émouvantes et attachantes. J'ai ressenti beaucoup d'empathie pour elles, j'avais envie qu'elles s'en sortent, qu'elles aient la vie qu'elles méritaient mais, malheureusement, quand on vit dans un milieu précaire où toute la ville est gangrenée par les pots de vin et la violence, il est très difficile de garder espoir. Pourtant, ces femmes tenteront tout, absolument tout, pour sortir la tête de l'eau. J'ai admiré le courage et la volonté de s'en sortir de ses personnages. Trois femmes fortes, indépendantes, que la vie malmène sans interruption.

Pour un premier roman, chapeau. Le décor est extrêmement bien planté, on s'y croirait! L'histoire en elle même est riche, riche de descriptions, de personnages, de lieux, une histoire très bien écrite mais le gros plus de l'histoire ce sont vraiment ces personnages et tout ce qui leur arrive, souvent des événements très durs et émouvants, j'avais l'impression que le sort s'acharnait sur elles et ça m'a fait ressentir beaucoup de colère et de tristesse, j'en oubliais parfois que ces femmes n'existaient pas, qu'après avoir terminé ce livre je reviendrais dans ma propre réalité, sur le coup je m'en fichais, rien d'autre ne m'intéressait à part le destin de ces femmes. 

J'ai beaucoup aimé le changement de personnages au fil des pages, on suit ce qui se passe pour chacune d'elles simultanément, ça rajoute du dynamisme à la lecture et ça permet de bien comprendre tout ce qui leur arrive et les conséquences que ça a (ou que ça aura plus tard dans l'histoire). Parfois on revient dans le passé pour avoir plus de précisions, puis on revient à l'instant T, je peux vous dire que je ne me suis pas ennuyée durant ma lecture! 

Malgré que ce soit un récit assez dur et triste, c'est très beau. C'est beau parce qu'il y'a une morale derrière tout ça, il y'a l'espoir de s'en sortir, d'avoir une vie normale. A la fin de l'histoire j'étais heureuse, d'une part, d'avoir pu découvrir ce roman et la plume de l'autrice et, d'autre part, de voir que les personnages ne s'étaient pas battus pour rien, j'ai accumulé un énorme potentiel de tendresses pour elles et j'ai refermé ce livre avec le sourire aux lèvres.

Il est clair que, si vous voulez vous lancer dans cette lecture, vous n'allez pas vous tordre de rire ni vous pâmer devant une romance, ni même suivre une enquête du feu de Dieu, rien de tout cela, mais une putain d'histoire que j'ai trouvé très belle, bouleversante et dont j'aurais un peu de mal à m'en remettre. Je vous conseil vraiment de tester et je félicite vraiment l'autrice, je n'en reviens pas que ce soit un premier roman. 

Ce sera mon premier coup de coeur de cette année 2019!

Ma note: 20/20




7 nov. 2017

[Chronique]- Hillbilly élégie de J.D. Vance #MRL17



Genre: Autobiographie, essai sociologique

Résumé


Dans ce récit à la fois personnel et politique, J.D. Vance raconte son enfance chaotique dans les Appalaches, cette immense région des États-Unis qui a vu l’industrie du charbon et de la métallurgie péricliter.
Il décrit avec humanité et bienveillance la rude vie de ces « petits Blancs » du Midwest que l’on dit xénophobes et qui ont voté pour Donald Trump. Roman autobiographique, roman d’un transfuge, Hillbilly Élégie nous fait entendre la voix d’une classe désillusionnée et pose des questions essentielles. Comment peut-on ne pas manger à sa faim dans le pays le plus riche du monde ? Comment l’Amérique démocrate, ouvrière et digne est-elle devenue républicaine, pauvre et pleine de rancune ?


Mon avis


"Cette année, j'ai participé aux matchs de la rentrée littéraire, organisés par Priceminister.
Pour plus d'infos, vous pouvez vous rendre sur le blog de Plume de Cajou."

Avec ce roman, je sors totalement de ma "zone de confort" puisqu'il s'agit d'un roman autobiographique et d'un essai sociologique. Pour la faire plus courte, l'auteur y raconte sa jeunesse tout en tentant d'expliquer les disparités entre les différents états d’Amérique. On trouvera également dans le livre quelques notions de politique et des références de chercheurs, sociologues etc.

Pourquoi avoir choisis ce livre? - La couverture et le résumé m'ont tout de suite plu et intriguée. Cela à beau parler des états-unis, je trouve que c'est un sujet qui est applicable à tous les pays car les différences de classes sociales, de culture etc. ça existe partout, malheureusement.

Je vous le dit tout de suite, j'ai aimé et j'ai pas aimé, oui, les deux en même temps! Disons que je reste un peu dubitative en finissant ce bouquin.

L'histoire en elle-même est intéressante, il est vrai que l'auteur à fait un véritable parcours du combattant tout au long de sa vie et il s'en ai sorti. Avec une mère droguée, aucune véritable figure paternelle, son engagement dans les marines etc, cet homme à eu une vie difficile et j'ai ressenti beaucoup d'attachement et d'affection pour le petit J.D qu'il nous décrit tout au long du roman.

Il y'a eu tout de même quelques longueurs, quelques passages moins intéressants mais dans l'ensemble j'ai bien accroché.

La partie la plus intéressante, pour moi, c'est surtout le côté sociologie. Parce que bon, ok, l'auteur à eu une sacrée jeunesse, mais il n'a pas du être le seul dans ce cas là, c'est sans doute le seul à avoir osé en parler et à en faire un livre, disons que s'il n'avait écrit son livre qu'uniquement en autobiographie cela aurait été moins captivant.

Toutes les questions qu'il peut se poser, toutes les recherches qu'il a effectué sur le Midwest, sur les aides apportées aux plus pauvres, les comportements sociaux etc, ça c'est vachement intéressant et je suis assez d'accord avec tout ce que l'auteur avance. 
Je ne connais pas grand chose aux différents thèmes qui sont abordés dans le livre, du coup, j'ai appris beaucoup de choses.

La plume de l'auteur est fluide, le livre est assez bien écrit, j'ai trouvé que les passages sociologiques étaient bien insérés dans la biographie, c'est compréhensible malgré toutes les références, l'auteur explique très bien son point de vu.
 J'ai eu tout de même un peu de mal à m'attacher aux différents personnages mais je ne pense pas que ce ne fut pas le but de l'auteur, il a juste voulu dépeindre les personnages comme ils l'étaient dans la vrai vie, sans enjoliver, sans en rajouter ce qui est très bien, mais ce qui ne m'a pas permis de les trouver sympathiques. Certes, ils sont importants, tant pour l'auteur que pour l'histoire, mais je n'ai rien ressenti pour eux, ni compassion, ni empathie.

J'ai eu également un peu de mal avec le fait que l'auteur ne fait que nous raconter une suite d'évènements, en remontant à chaque fois, un peu plus dans le futur, pas de descriptions, pas de fioritures, seulement des faits. Quand je lis un livre qui parle des états-unis, je m'attend tout de même que l'on me décrive l'environnement, les paysages, avoir plus de détails, tout simplement.

En résumé, ce fut une lecture très intéressante, instructive de part son côté sociologique. Un peu déçue par le côté autobiographique qui traîne parfois en longueur et dont je n'ai pas trop aimé les personnages. 
Je trouve également que l'auteur insiste beaucoup sur les côtés négatifs de sa jeunesse et de sa région. Ce n'est pas un livre très joyeux, je dirais même qu'il est assez pessimiste, n'apportant pas vraiment de réponses à part peut être "faites de votre mieux". 

Ce que j'ai retenu du livre, c'est que, quelque soit votre nationalité, le passé de votre famille, vos valeurs, si vous êtes motivés à vous en sortir, vous avez de grandes chances de vous en sortir. 
Hors, l'auteur précise quand même que, si votre famille n'a pas fait d'études, que vous vivez dans un environnement qui ne vous stimule pas etc. il est fort probable que vous reproduisiez le même schéma étant adulte. 
Avec ça, je ne suis pas d'accord, et je ne fus pas d'accord avec certaines autres réflexions de l'auteur. Par exemple, pour prendre mon propre cas, je suis issue d'une famille divorcée puis recomposée, je ne suis pas allée à l'université mais ce n'est pas pour cela que j'ai une vie sentimentale chaotique et un QI d’huître. 
Donc je vous avoue que quelques fois, en lisant le bouquin, j'ai fait des bonds en lisant les recherches effectuées par les sociologues américains, mais ça reste de la théorie, il y'a beaucoup "d'exceptions à la règle" pour reprendre l'expression et il y'a eu quand même beaucoup de passages où j'étais d'accord avec les dires de l'auteur. 



Ma note: 13/20










20 nov. 2013

Le sac, un petit monde d'amour de Jean-Claude Kaufmann

Note: 5/10


Nombre de pages: 228p.


éditions: Le livre de poche


4ème de couverture:

Beau ou pratique, rassurant ou encombrant, le sac à main est le plus fidèle partenaire des femmes! Si, de l'extérieur, il leur permet de projeter une certaine image aux yeux des autres, son contenu est un monde intime où se mêlent les objets indispensables et les souvenirs, les affaires des enfants et les médicaments de secours...
Véritable reflet de soi, il est le témoin des angoisses et des désirs de chacune. Loin d'être un simple accessoire de mode, le sac est donc le lieu où se crée l'identité des femmes et où se révèle leur rôle social: au centre de l'activité et des relations affectives, elles portent sur leurs épaules beaucoup de pression mais aussi tout un monde d'amour...

Quelques mots sur l'auteur:

Spécialiste de la vie quotidienne, il a ensuite replacé ses premières analyses dans la problématique plus large de l'identité, qu'il a de ce fait contribué à renouveler. Il travaille aussi, dans le cadre général de ses recherches au CNRS, sur la socialisation et la subjectivité.
Il est admis au Centre national de la recherche scientifique (Centre de recherche sur les liens sociaux, Université Paris Descartes - Sorbonne) en 1977.

Mon avis:

 Comme vous l'avez sans doute remarquer dans le résumé, ce livre n'est pas une histoire, c'est une étude sur les sac à main. Une étude "psychologique",  une sorte de longue dissertation (comme l'on faisait au cours de français). C'est un peu déconcertant car ce n'est que succession d'arguments et d'exemples. Ce livre a été écrit par un sociologue en brodant autour de témoignages qu'il a recuillit .
Il est intéressant à lire, mais je n'en ai pas réellement éprouvé de plaisir comme pourrait m'en procurer un roman.
J'avoue que depuis cette lecture, je regarde mon sac à main différemment et reluque celui des autres femmes à me demander ce qu'elle mettent dedans, car oui, tout ce qu'il écrit est vrai et il y'a pas mal de choses qui me correspondent. L'auteur décortique ce que l'on met dans nos sacs, essaye de comparer les femmes qui ont beaucoup de sacs,celles qui en ont peu, celles qui les aiment gros, petits, pourquoi on se balade avec un sac ou non etc... Il fait vraiment le tour de la question.
Le point faible c'est que c'est fort répétitif, il faut allusion à des éléments de chapitres précédents et il explique brièvement de quoi il va parler dans le suivant.